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Mise à jour le 25 janvier 2017

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15.01.2016 10:38 Il y a : 2 yrs

Communiqué de presse

La station Météo-France de Saintes (lycée G. Desclaude) a 100 ans


Station année 1960

Station année 2000

 

Une longue série de 100 ans de températures et précipitations

Dans la Base nationale de données climatologiques de Météo-France, les mesures du poste météorologique de Saintes débutent au 1er janvier 1916.
Dès cette date, Météo-France dispose, pour chaque jour, de la température minimale, de la température maximale, de la quantité de pluie tombée en 24 heures et, éventuellement, de la hauteur de neige.
Il n’y a pratiquement pas de trous dans cette série de mesures, sauf autour de la Seconde Guerre Mondiale (de 1938 à 1949). Le 10 mars 1941, le lycée reçoit un courrier concernant le secret des informations météorologiques en temps de guerre ce qui explique en partie la rareté des informations météorologiques concernant cette période.
De 1916 à aujourd’hui, le point de mesures n’a subi qu’un déplacement de quelques mètres. Il aura toujours été hébergé par l’école d’agriculture, aujourd’hui, lycée Georges Desclaude.

Les séries de mesures de plus de 100 ans faites à la même station, portant à la fois sur la température et les pluies, sont rares en France : fin 2015, on en compte 22 dont 13 sémaphores sur les côtes.
Leur nombre n’est pas suffisant pour rendre compte de l’évolution du climat à l’échelle du territoire. Pour pallier ce manque, Météo-France constitue de «longues séries de données» en recherchant et en numérisant des documents anciens contenant des observations pour prolonger les séries existantes.  Les données de plusieurs postes peuvent également être utilisées, sous réserve de remplir certaines conditions : proximité géographique, peu de différence d’altitude, même représentativité climatique, période de recouvrement suffisante… Les longues séries sont ensuite traitées par une méthode statistique, appelée «homogénéisation», afin de détecter et de corriger les biais engendrés par les changements dans les conditions de mesure (déplacement, changement d’instruments ou d’abris…). Ces séries sont alors adaptées pour évaluer les évolutions du climat sur de longues périodes.

Des mesures aujourd’hui automatisées

De 1916 à 1989, le relevé des données météo, à Saintes, se faisaient manuellement, tous les jours à 7 h : quantité d’eau tombée depuis la veille, température minimale et maximale de la veille.
 
Fin 1989, une première station automatique est installée par Météo-France, toujours sur le site du lycée G. Desclaude. A partir du 25 décembre 1989, les mesures de température, précipitation, humidité, vent et rayonnement sont enregistrées toutes les heures.

Le 13 octobre 2015, la station automatique est remplacée. La nouvelle station est une station Mercury. Elle mesure toutes les 6 minutes température, humidité, vent moyen et vent instantané, précipitations. Les données sont transmises immédiatement par téléphonie 3G dans les bases centrales de Météo-France situées à Toulouse. L’alimentation électrique est assurée par panneau solaire.

La station fait aujourd’hui partie du réseau « Radome », un ensemble de 580 stations météorologiques automatiques dédiées à la prévision du temps et à la climatologie, que Météo-France s’engage à maintenir sur le territoire français.

Quelques valeurs remarquables relevées à Saintes

Température la plus élevée : 41 °C le 12 juillet 1949
Température la plus basse : - 19°C le 15 février 1956
L’année 2015 se classe au 7e rang des années les plus chaudes (sur 86 années disponibles). L’année 2015 a connu le record de température absolu pour le mois de novembre (24.2 °C le 8 novembre)